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L'histoire de Paula

Pourquoi suis-je malade?

Pourquoi suis-je tombée malade? Je me suis souvent posé cette question. Maintenant, je sais qu’il est impossible d’y répondre. Mon médecin et mes parents disent que je ne suis absolument pas à blâmer et que c’est un coup du hasard. Certaines maladies se présentent comme ça; elles se manifestent même si on n’a rien fait pour les attraper. Je n’y pense plus vraiment aujourd’hui. Ma maladie fait partie de moi et en général, je compose assez bien avec elle.

Bien entendu, je tiens à comprendre exactement ce qui se produit dans mon corps. C’est pour ça que j’ai posé autant de questions à mon médecin. Les médecins connaissent déjà beaucoup sur la maladie auto-inflammatoire et ses effets sur le corps.

Les maladies auto-inflammatoires

Comme certaines maladies, la mienne appartient à la catégorie des « maladies auto-inflammatoires » (ça sonne bien, pas vrai?). Ces maladies ont plusieurs caractéristiques communes:

Elles se manifestent très rarement.

Elles entraînent de l’inflammation, une réponse du corps qu’on remarque entre autres en raison de la hausse de température qu’elle provoque, de la douleur qu’elle entraîne et du faible niveau d’énergie de la personne. Habituellement, cette réaction se produit uniquement en réaction à une invasion de microbes. Par contre, dans le cas de ces maladies, l’inflammation se produit d’elle-même. En fait, c’est ce que leur nom signifie: auto = d’elle-même; inflammatoire: qui s’enflamme. Lorsque l’inflammation se déclare « d’elle-même », elle n’est pas déclenchée par un germe pathogène.

Elle se développe plutôt parce qu’une partie du système immunitaire est trop active.

Bon, je vais vous expliquer ce qu’est le système immunitaire et son fonctionnement normal.

Le fonctionnement du système immunitaire

On dit également du système immunitaire qu’il est un système de défense parce qu’il nous protège contre les microbes à l’origine des maladies. (Par exemple, il y a les virus comme celui du rhume et des bactéries dangereuses – il en existe plusieurs catégories). Lorsqu’elles pénètrent dans le corps, le système immunitaire les attaque. Après ça, on peut ne pas devenir malade du tout ou se rétablir rapidement.

Le système immunitaire se compose d’un très grand nombre d’organismes vivants qui s’appellent des cellules. Ces cellules-là se déplacent dans le sang et peuvent atteindre toutes les parties du corps, où elles arrêtent les intrus. Il s’agit des globules blancs, dont plusieurs types existent. Chacun des types joue un rôle particulier. Dans le système immunitaire, on retrouve aussi des substances que les globules blancs se transmettent comme s’ils s’envoyaient des messages textes.

Cette illustration représente quelques types de cellules sanguines, quelques microbes à l’origine des maladies et un messager minuscule.

On compte plusieurs types de cellules dans le sang. Elles sont tellement petites qu’on ne peut pas les voir à l’œil nu. Cette illustration représente quelques types de cellules sanguines, quelques microbes à l’origine des maladies et un messager minuscule.

Certains globules blancs font le travail de gardes du corps: ils luttent contre tout ce qui leur barre la route et qui ressemble à un microbe à l’origine de maladies. Parmi eux, on retrouve, par exemple, des «cellules dévoreuses». Ces cellules-là mangent tout simplement les microbes responsables de maladies. Les médecins utilisent les termes «phagocyte» et «macrophage» pour les désigner..

Illustration d’un phagocyte au microscope

Voici ce à quoi ressemble concrètement un phagocyte au microscope.

On compte bien d’autres types de globules blancs. Mon médecin dit qu’ils luttent aussi contre les microbes qui causent des maladies, mais pas de la même façon. Et puis ils remplissent leurs fonctions comme si de rien n’était lorsqu’on est atteint d’une maladie auto-inflammatoire.

Ce qui cloche lorsqu’on est atteint d’une maladie auto-inflammatoire

Dans le cas des maladies auto-inflammatoires, il arrive aux « cellules dévoreuses » de travailler trop fort. En fait, elles travaillent même si elles n’ont aucun microbe à combattre. Pourtant, les réactions du corps sont les mêmes que lorsqu’elles luttent contre des intrus. On remarque cette situation en raison de la poussée de la maladie.

La faute de cette « erreur » est attribuable à certaines substances messagères, qui indiquent par erreur aux « cellules dévoreuses » et au reste du corps qu’ils doivent se défendre contre des envahisseurs. Pour comprendre ce qui se produit par la suite, veuillez jeter un coup d’œil à l’image suivante:

Des substances messagères indiquent à notre système immunitaire que nous sommes malades

Certaines substances messagères indiquent à notre système immunitaire que nous sommes malades même si aucun microbe susceptible de provoquer des maladies ne se trouve dans notre corps.

Le corps réagit donc comme si des microbes nous envahissaient même si ce n’est pas le cas. Par la suite, nous faisons une poussée de fièvre, sommes endoloris et nous sentons fatigués parce que notre système immunitaire travaille fort, ce qui exige beaucoup d’énergie.

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NPR/ACZ885/0008F